
Bamako, 7 mai 2025 – Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a présidé la 15ᵉ session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). L’annonce phare de cette rencontre : le prix de référence du coton graine (premier choix) est fixé à 300 FCFA le kilogramme pour la campagne 2025. Ce tarif vise à stimuler la production cotonnière, pilier de l’économie rurale, dont la récolte a dépassé 640 000 tonnes en 2024.

L’année 2024 a été marquée par des conditions climatiques difficiles et des contextes sécuritaires tendus. Pourtant, la résilience du secteur agricole malien s’est confirmée, avec :
11,1 millions de tonnes de céréales récoltées,
203 441 tonnes de viande contrôlée,
128 880 tonnes de poisson produits.
Ces performances traduisent le rôle structurant de l’agriculture au Mali, qui mobilise près de 80 % de la population active et représente 40 % du PIB national. Le président Goïta a salué cette dynamique, qu’il qualifie de « résilience admirable » du monde paysan.
Outre le coton graine, les prix de référence annoncés pour les intrants agricoles témoignent d’une volonté d’alléger les coûts pour les exploitants :
Engrais minéraux (50 kg) : 14 000 FCFA
Engrais organiques (50 kg) : 3 000 FCFA
Semences de maïs hybride (1 kg) : 1 500 FCFA
Biostimulant Ovalis (1 L) : 17 500 FCFA
Ces subventions participent d’une stratégie nationale de souveraineté alimentaire, en facilitant l’accès aux intrants de qualité, à la mécanisation, et aux services agricoles.
La session a réuni le Premier ministre, les ministres de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche, de la Sécurité alimentaire, ainsi que l’APCAM et les principales organisations agricoles du pays. Ensemble, ils ont passé en revue :
Au-delà des chiffres, le président Goïta a réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir durablement les producteurs, à travers la transformation locale, l’intégration des chaînes de valeur et le renforcement de la commercialisation. Cette 15ᵉ session du CSA marque une étape décisive dans la marche du Mali vers une autonomie alimentaire et nutritionnelle, en droite ligne avec la vision souverainiste de l’AES.
